Département pour tous, département social et solidaire !

Depuis 2017 la fortune des milliardaires français a doublé, alors que le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté (- de 50% du revenu médian) augmente pour atteindre 12 millions.

Le néolibéralisme engendre une quadruple crise, démocratique, sociale, écologique et sanitaire. Nous devons agir collectivement pour sortir du capitalisme. Ensemble, nous pouvons mettre un coup d'arrêt aux grands gestionnaires affairistes et à leurs serviteurs, Macron-Castex, qui refusent de voir ce monde frappé par des inégalités sociales sans cesse plus grandes, un environnement dégradé, un monde où même la santé est soumise à la loi du profit maximum. 

A l'échelle locale, les élus du conseil départemental et ceux de la métropole de Tours, cogérée par la gauche plurielle de Denis et Schwartz avec la droite plurielle de Briand, ne prennent pas la mesure des besoins (rien pour les jeunes précaires de 18 à 25 ans, toujours trop de personnes à la rue, destruction de logements sociaux, manque de lieux et de moyens pour la santé ...). 

Face au désespoir social qui gagne, ne nous trompons pas de colère, refusons les appels au rejet de l'autre, au repli sur soi de l'extrême droite Lepéniste RN qui ne propose qu'un objectif de guerre civile. 

Au contraire, faisons confiance à l'intelligence, à l'imagination, à l'engagement de toutes et tous pour bâtir un monde où chacune et chacun aura sa place, dans une égale dignité. 

Pour un département social et solidaire, nous voulons concrètement :

- Expérimenter un revenu d’autonomie de 700€ par mois pour tous les jeunes précaires de 18 à 25 ans du département.

Créer un service public "Zéro personne à la rue" avec toutes les autres collectivités locales et la CAF, associée à une action résolue pour utiliser les logements inoccupés dans le département (un peu plus de 25 000 en Indre-et-Loire).

Accroître les moyens nécessaires au maintien des personnes âgées à domicile dans tous les cas où cela est possible et souhaité.

- Augmenter les subventions aux associations d'aide à domicile afin que leurs personnels reçoivent une juste rémunération.

- Améliorer les conditions pour les résidents et les salariés des maisons de retraites (Ehpad) du Conseil Départemental. 

Mettre en place avec les autres collectivités locales, une sécurité sociale alimentaire et énergétique pour les plus démunis.

Combattre résolument toutes les discriminations sexuelles, religieuses ou "ethniques", en partenariat avec les associations.

Soutenir les associations d’aide aux migrantes et migrants, notamment pour la création d’hébergements d’urgence et l’attribution de logements durables et adaptés aux besoins des personnes.

Rénover tous les collèges, avec une carte d’implantation revue et le maintien d’établissements à taille humaine. Tarif des repas dans les collèges sur la base du quotient familial, avec gratuité complète pour les familles les plus démunies.

Ouvrir une « Maison des femmes » dans chaque canton, pour un accueil sans conditions, une information diversifiée et adaptée sur les droits, un soutien en cas de violence, un accompagnement dans les démarches.

Participer à la création d’une Maison publique de santé dans chaque canton, avec remise en place des vaccinations gratuites.

- Soutenir le maintien des hôpitaux Clocheville et Bretonneau et s'opposer à leur transfert dans le futur hôpital-usine de Trousseau.

Mettre en place un plan départemental d’accessibilité pour les personnes handicapées aux bâtiments, aux transports et aux espaces publics.

- Planifier des campagnes d’information adaptées, en direction des personnes handicapées, personnes âgées, jeunes et plus démunis pour qu’ils accèdent à tous leurs droits et aux aides départementales. 

- Développer l’accueil des jeunes en situation de handicap et la qualification des personnels qui en ont la charge. Soutenir les Instituts Médico Educatifs et créer de nouvelles structures pour faire face aux besoins non pris en charge.

Renforcer le service de l’Aide Sociale à l’Enfance. La protection de l’enfance a besoin de moyens supplémentaires afin que toutes les mesures éducatives soient mises en œuvre (trop d’enfants restent en danger). Assurer un suivi des jeunes majeurs, souvent abandonnés à eux-mêmes. 
Objectif : zéro enfant en attente de mesure. 

- Arrêter le financement des projets de l’ANRU qui détruisent des logements sociaux, notamment ceux du Sanitas et de Maryse Bastié. Au contraire, réorienter cet argent pour la rénovation des logements, notamment énergétique, avec davantage de végétalisation et de lieux de vie collectiv

Soutenir le projet « Territoire zéro chômeur de longue durée » et l'étendre sur l'ensemble du territoire départemental, créer une entreprise à but d’emploi pour des contrats de travail en CDI avec des salaires et droits garantis.

Si vous souhaitez des élus départementaux pour mener à vos côtés des actions qui répondent à l'urgence sociale et solidaire, votez pour les candidats de C'est au Tour(s) du Peuple 2021, présent.e.s dans les cantons 2 - Tours est et 4 - Tours Ouest- Citoyen-nes, militant-es, syndicalistes, associatifs, et écologistes engagés-es pour la Touraine

Rassemblement de gauche, démocratique, social, écologique, et féministe !

Pour voir le programme complet cliquez ici

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Enquête public Tram 2. Un projet coûteux, tournant le dos à un véritable plan de transports métropolitain.

Notre contribution à l’enquête publique

Partant de ce projet CATDP a analysé la politique des mobilités souhaitable sans se soucier de l'orgueil de certains décideurs politiques pour qui une ligne de tramway représente une empreinte personnelle prestigieuse laissée à la postérité.

L'association C'est Au Tour(s) Du Peuple (CATDP) créée en janvier 2015 pour une alternative de gauche, sociale, féministe et écologique a toujours considéré que la gratuité des transports publics était une mesure sociale et écologique majeure qu'il fallait mettre en place le plus rapidement possible sur la métropole tourangelle.

La première démarche faite par CATDP fut d’évaluer les possibilités financières de la Métropole. 

La ligne 1 de tramway a coûté 638 M€ (frais financiers inclus) et la fin du remboursement des emprunts est dans 20 ans (2043) 

Nous avons lu dans le rapport de 2015 de la Cour Régionale des Comptes que, s’agissant de nouvelles lignes de tramway, « ses finances [celles de la Métropole] ne sont pas aujourd’hui en mesure de supporter de tels investissements ».

Cette même CRC a depuis réaffirmé en 2023 (rapport délibéré le 20 mars 2024) que « le stock de dettes généré par la première ligne de tramway reste toutefois à un niveau élevé » et a averti que pour la ligne 2 de tramway « l’apport financier de la métropole va devenir crucial », d’où d’éventuels emprunts et/ou des hausses d’impôts.

Enfin, malgré les déclarations fluctuantes du Syndicat des Mobilités de Touraine, nous avons enregistré que, pour l’instant, le projet de ligne2 est évalué finalement à 391M€ aux conditions économiques de 2018. Compte tenu de l’inflation sur les matériaux notamment sur l’acier et sur le prix des rames de tramway depuis 6 ans et en se basant sur un taux d’emprunt raisonnable de 3.20 % le coût de la deuxième ligne dépassera 700M€ (frais financiers inclus). Ceci obèrerait pour plusieurs dizaines d’années le budget de la métropole et nuirait gravement à la réalisation d’autres projets.

Parmi ces projets il y a l’instauration de la gratuité des transports publics que CATDP propose afin d’améliorer l’environnement, la santé et le pouvoir d’achat des habitants de la métropole tourangelle.

Or il faut dégager des marges financières pour mettre en place ce projet ce que ne permet pas la réalisation d’une deuxième ligne de tramway très onéreuse.

Entre la gratuité des transports publics qui profitera aux 300 000 habitants de la métropole tourangelle et la construction de cette deuxième ligne de tramway, qui profitera à nettement moins de personnes, le choix de CATDP est clair : nous sommes contre toute nouvelle ligne de tramway et en particulier contre le projet de ligne 2.

Bien sûr il est impératif de diminuer le flux des voitures à moteurs thermiques en ville (y compris les bus au GNV qui seront interdits en 2035) et donc de développer urgemment les transports en commun pour fournir des alternatives pertinentes.

Il faut aussi développer un meilleur environnement, notamment en pleine ville, en commençant par la préservation de l’existant (pas d’abattage d’arbres).

En s'inspirant des exemples variés de Dunkerque et Montpellier (pour l’instauration de la gratuité dans de grandes métropoles), de Nantes (pour la gratuité le week-end et ses nouvelles lignes de busway et de e-busway), de Bordeaux (pour ses 7 nouvelles lignes de bus express BHNS), de Metz (pour ses Bluebus électriques) et bien d'autres, CATDP propose :

- De remplacer progressivement les bus actuels par des Trambus sur pneus utilisant une électricité embarquée issue soit de batteries soit de piles à hydrogène (cette dernière possibilité relevant de l'expertise tourangelle déjà ancienne sur la maîtrise de cette source d'énergie).

- De mettre en place de nouvelles lignes de BHNS électriques et de restaurer et améliorer l'étoile ferroviaire (RER urbain)

- De relancer impérativement un débat public encadré par la Commission du Débat Public sur l’alternative tramway sur rails ou trambus électriques sur pneus et plus largement sur un plan de transports cohérents dans la métropole tenant compte des équipements publics, d'éducation et de santé et d’emplois à desservir. Cela en lien avec les axes régionaux, au regard des circulations induites par les échanges entre la métropole et les communes avoisinantes.

Ce débat public pourrait alors déboucher sur un référendum d’initiative locale.

C’est Au Tour(s) Du Peuple
Octobre 2024

POUR CONTRIBUER À L’ENQUÊTE PUBLIQUE :

https://www.registre-numerique.fr/enquete-publique-lignes2tram

Démocratie – Chronique N°1

Par Yvette Aufrère

Qu’un simple citoyen ne respecte pas la loi, cela n’attaque pas les fondements de cette loi. Qu’un représentant de la loi ne respecte pas la loi, la fait disparaître puisqu’il n’y a plus personne pour en être garant.

Emmanuel Macron n’attaque-t-il pas les principes républicains quand il fait venir le grand rabbin de France pour allumer la bougie d’Hanoukka, le 8 décembre 2023 (laïcité) ou quand il déclare, le 29 juin 2017, que certains citoyens « ne sont rien » (égalité en droit) ?

N’attaque-t-il pas le fonctionnement des institutions républicaines en faisant appel à des organismes privés remplissant la même fonction et se substituant à la fonction publique d’État, avec des contrats facturés très cher à l’État (McKinsey, Adrexo, par exemple) avec l’efficacité qu’on leur connaît ?!

N’est-il pas dans la provocation quand il crée le CNR, Conseil National de la Refondation, ayant le même sigle que le Conseil National de la Résistance, ou quand il soutient Depardieu après que celui-ci s’est répandu en propos scabreux et orduriers ?

Ne ridiculise-t-il pas la parole présidentielle quand il donne un entretien à la revue Pif Gadget ?

N’attaque-t-il pas l’institution qu’est la parole politique du chef de l’État en disant tout et son contraire sans souci de cohérence* ou en ne tenant pas des promesses, notamment à l’occasion de la Convention citoyenne pour le Climat** ?

Je souhaite, dans ces chroniques, aborder la question de la démocratie et de l’État de droit par le biais des discours qui nous sont adressés, en particulier par nos dirigeants, notamment par Emmanuel Macron. 

* Il souffle le chaud et le froid en faisant l’éloge de Gérard Depardieu, le 20 décembre 2023 dans l’émission « C à vous », pour ensuite, se défendre, le 8 mai 2024, dans le magasine « Elle », de toute complaisance vis-à-vis de l’acteur.

** « Ce qui sortira de cette Convention, je m’y engage, sera soumis sans filtre soit au vote du Parlement, soit à référendum, soit à application réglementaire directe », annonçait Emmanuel Macron en avril 2019. Alors qu’il dit en décembre 2020 « Je vais pas dire, parce que ces 150 citoyens ont écrit un truc : c’est la Bible ! ».

Nommer un espace public « Missak et Mélinée Manouchian ». Lettre ouverte adressée au Maire de Tours Emmanuel DENIS

Lettre ouverte à l’initiative de l’Union des Arméniens du Centre et de la section du Parti Communiste Français de Tours en vue de nommer ou renommer un espace public à Tours « Missak et Mélinée Manouchian ». Elle est signée par 55 personnalités issues d'un large panel milieu politique, associatif et syndical tourangeau mais aussi des personnalités de la communauté scientifique et culturelle tourangelle et 19 organisations politiques, associatives et syndicales. C’est Au Tour(s) Du Peuple est cosignataire de cette lettre. Une invitation est aussi lancée pour une cérémonie commémorative dédiée aux membres du « Groupe Manouchian » lors de la journée nationale de la Résistance, le 27 mai, à 11h30 au pied du kiosque Joseph Epstein situé au parc des prébendes à Tours. Cette initiative est impulsée par les signataires de la lettre ouverte au Maire de Tours.

 

Lettre ouverte à l’initiative de l’Union des Arméniens du Centre et de la section du Parti Communiste Français de Tours en vue de nommer ou renommer un espace public à Tours « Missak et Mélinée Manouchian ».

Elle est signée par 55 personnalités issues d'un large panel milieu politique, associatif et syndical tourangeau mais aussi des personnalités de la communauté scientifique et culturelle tourangelle et 19 organisations politiques, associatives et syndicales.

C’est Au Tour(s) Du Peuple est cosignataire de cette lettre.

Une invitation est aussi lancée pour une cérémonie commémorative dédiée aux membres du « Groupe Manouchian » lors de la journée nationale de la Résistance, le 27 mai, à 11h30 au pied du kiosque Joseph Epstein situé au parc des prébendes à Tours.

Cette initiative est impulsée par les signataires de la lettre ouverte au Maire de Tours.

C’est Au Tour(s) Du Peuple
Tours, mai 2024