5G le débat utile pour la démocratie !

Samedi 29 janvier, près d’une quinzaine de militant.e.s de l’association C’est Au Tours Du Peuple sont allés à la rencontres des citoyen.nes dans une agora publique, place Jean Jaurès.

On y a parlé de

  • Santé et risques liés à la multiplication des antennes et aux ondes électromagnétiques,
  • Surveillance, contrôles généralisés et obligations d’être connecté.e pour toute démarche administrative, scolaire, de santé…
  • Intérêts colossaux des Gafam, fabricants d’objets de connexion et plateformes de commerces et livraisons, qui échappent souvent aux droits et à l’impôt…
  • Conséquences graves sur l’environnement, avec les changements de matériels, les data center énergivores.
  • Et, surtout, de démocratie ! Car toute la mise en œuvre de la 5G se fait sans débat public, sans étude sérieuse, sans l’assentiment des populations, associations et nombreux.ses élu.es. Même la convention citoyenne pour le climat, convoquée par Macron, a reçu un camouflet !

Alors il nous faut animer ce débat, demander à nos élu.es d’animer celui-ci et de ne pas se réfugier sur le « on n’y peut rien ». La population doit être informée des enjeux sur ces 5 domaines liés aux nouvelles technologies. Nous proposons par exemples :

  • Un débat public animé par les élu.es au niveau municipal et au niveau métropolitain, avec des réunions de travail, des collectifs citoyens associés, des comptes rendus réguliers...
  • Un affichage en bas d’immeuble où sont installées les antennes (des dizaines dans la seule commune de Tours), informant de leurs présence, puissance et propriétés.
  • Que les élu.es qui siègent dans les conseils d’administration des sociétés HLM et de toute entité publique, refusent toute installation d’antenne, sur ces bâtiments.
  • Un arrêté instituant l’obligation d’éloignement de toute antenne, des lieux de l’enfance ou de santé (école, crèche, PMI, hôpital, clinique…)
  • Une condition à la délivrance des permis de construire et une clause dans les marchés publics, refusant toute installation d’antenne…

Et bien d’autres possibilités qui peuvent offrir une réelle résistance à la mainmise des grands groupes, opérateurs et financiers, sur nos vies. Poursuivons le débat.

Cette initiative, sera suivie d’autres avec les volontaires rencontré.es ce samedi, les associations qui le souhaitent. Prochain rendez vous : début mars pour une agora déambulatoire !

Pour aller plus loin : https://www.catdp.org/2021/10/5g-des-declarations-mediatiques-au.html

C’est Au Tour(s) Du Peuple
Février 2022

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La place du Grand Marché rebaptisée !

Proclamation du 21 janvier 2017

Bonjour à toutes et tous ! Et merci d’abord, Tourangelles et Tourangeaux, habitants du 37 ou d’autres départements, étrangers résidant ici ou ailleurs, d’avoir répondu présents.

Si nous nous sommes rassemblés ici, sur cette place du Grand Marché, pour dans quelques minutes la rebaptiser, c’est pour toutes sortes de raisons que je vais maintenant, au nom de C’est au Tour(s) du Peuple, vous résumer :

C’est que nous en avons assez de ces enseignes des multinationales qui prolifèrent partout, aux quatre coins de la Ville, aux Atlantes de Saint-Pierre, avenue du Grand Sud à Chambray, et maintenant ici, au cœur même du Vieux Tours, avec l’installation de ce nouveau Mac Do. Ce nouveau M, tout propret, aseptisé, artificiel, qui fait suite à l’autre M, celui, là-bas, du Monstre pseudo-artistique et culturel, non vraiment, ce nouveau M, nous ne l’ai…M…ons pas ! Ici comme partout sur la planète.

Démocratie – Chronique N°1

Par Yvette Aufrère

Qu’un simple citoyen ne respecte pas la loi, cela n’attaque pas les fondements de cette loi. Qu’un représentant de la loi ne respecte pas la loi, la fait disparaître puisqu’il n’y a plus personne pour en être garant.

Emmanuel Macron n’attaque-t-il pas les principes républicains quand il fait venir le grand rabbin de France pour allumer la bougie d’Hanoukka, le 8 décembre 2023 (laïcité) ou quand il déclare, le 29 juin 2017, que certains citoyens « ne sont rien » (égalité en droit) ?

N’attaque-t-il pas le fonctionnement des institutions républicaines en faisant appel à des organismes privés remplissant la même fonction et se substituant à la fonction publique d’État, avec des contrats facturés très cher à l’État (McKinsey, Adrexo, par exemple) avec l’efficacité qu’on leur connaît ?!

N’est-il pas dans la provocation quand il crée le CNR, Conseil National de la Refondation, ayant le même sigle que le Conseil National de la Résistance, ou quand il soutient Depardieu après que celui-ci s’est répandu en propos scabreux et orduriers ?

Ne ridiculise-t-il pas la parole présidentielle quand il donne un entretien à la revue Pif Gadget ?

N’attaque-t-il pas l’institution qu’est la parole politique du chef de l’État en disant tout et son contraire sans souci de cohérence* ou en ne tenant pas des promesses, notamment à l’occasion de la Convention citoyenne pour le Climat** ?

Je souhaite, dans ces chroniques, aborder la question de la démocratie et de l’État de droit par le biais des discours qui nous sont adressés, en particulier par nos dirigeants, notamment par Emmanuel Macron. 

* Il souffle le chaud et le froid en faisant l’éloge de Gérard Depardieu, le 20 décembre 2023 dans l’émission « C à vous », pour ensuite, se défendre, le 8 mai 2024, dans le magasine « Elle », de toute complaisance vis-à-vis de l’acteur.

** « Ce qui sortira de cette Convention, je m’y engage, sera soumis sans filtre soit au vote du Parlement, soit à référendum, soit à application réglementaire directe », annonçait Emmanuel Macron en avril 2019. Alors qu’il dit en décembre 2020 « Je vais pas dire, parce que ces 150 citoyens ont écrit un truc : c’est la Bible ! ».