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C’est au Tour(s) du Peuple (CATDP) intervient depuis 2014 dans tous les domaines-clés de la vie des Tourangelles, Tourangeaux et habitants de la Métropole Tours Val de Loire. Vous trouverez ci-dessous quelques exemples de ces interventions, parmi les plus marquantes. Si vous souhaitez accéder à un inventaire complet, nos rapports d'activité sont téléchargeables au bas de cette page.

2020

Abstentionnisme phénoménal, resucée de la gauche plurielle, calculs pour 2022…
9 juillet, 2020
Sur ces trois principaux sujets issus des dernières munipales de mars et juin 2020, le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a pléthore de réactions ! Pour prendre un peu de recul et nourrir votre réflexion, CATDP vous propose de lire ou relire plusieurs articles de qualité. D’abord, celui de Thomas Letellier déjà publié sur le blog Le Vent se lève le 1er juillet, et que nous avons...

Deux questions à M. Christophe Bouchet, maire et candidat
25 juin, 2020
Communiqué CATDP2020 du 25 juin 2020 Dans le cadre de la campagne pour les élections municipales 2020, les habitantes et habitants de Tours ont reçu une brochure de 20 pages (format A4, quadrichromie) où vous dressez un bilan de l’action de l’actuelle équipe municipale, conduite par Serge Babary depuis 2014, puis par vous-même dans les deux dernières années. Nombre de Tourangelles et Tourangeaux...

Quelques questions à M. Emmanuel Denis, candidat
23 juin, 2020
Communiqué CATDP2020 du 23 juin 2020 Dans le cadre de la campagne pour les élections municipales 2020, vous vous présentez comme le candidat du changement, porteur d’une « ville écologique et solidaire ». Et pourtant...

Deux questions à M. Benoist Pierre, n°3 sur la liste Bouchet
21 juin, 2020
Communiqué CATDP2020 du 20 juin 2020 En « googlisant » l’inconditionnel du numérique et des partenariats publics-privés que vous êtes, nous nous sommes aperçus que, hors campagne électorale (mais peut-être aussi pendant ?), vous deviez être une personne très occupée. En témoigne l’inventaire de vos charges professionnelles : Professeur à l’université François-Rabelais de...

Quand les Verts/PS proposent un Grand Projet imprécis, incertain, imposé et intéressé (GP4I) !
19 juin, 2020
Communiqué CATDP2020 du 18 juin 2020 Il y a quelques mois, la presse locale a abondamment rendu compte du projet de parc agro-photovoltaïque présenté par la liste « Pour Demain Tours » conduite par Emmanuel Denis (EELV). Ce projet appelle de la part de C’est au Tour(s) du Peuple les remarques et questions suivantes auxquelles la liste « Pour Demain Tours » n’a à ce...

Positionnement pour le second tour des municipales 2020 à Tours
18 juin, 2020
Communiqué CATDP2020 du 16 juin 2020 Pour le second tour des municipales à Tours, le collectif C’est au Tour(s) du Peuple 2020, réuni lundi 15 Juin 2020, a décidé de ne pas donner de consigne de vote. Le collectif fait confiance à l’intelligence, la liberté de conscience de ses électeurs et sympathisants pour faire leur choix, et le respecte. Le collectif rappelle ce qu’il considère être les...

À propos du premier tour des municipales et de ses suites
30 mai, 2020
Communiqué CATDP2020 du 30 mai 2020 Le 15 mars dernier a été marqué par un abstentionnisme record, le gouvernement ayant décidé de maintenir les élections tout en faisant entrer le pays dans « le confinement ». Résultat : 54, 5% d’abstentions en moyenne nationale mais 67,8% à Tours, soit l’un des quatre plus forts taux d’abstention parmi les 22 métropoles françaises. Le second...

Une bonne idée démocratique et financière !
29 mai, 2020
Communiqué CATDP2020 du 29 mai 2020 Une campagne électorale, chacun le sait, ne se fait pas sans argent et il est indispensable que la population, qu’elle se déplace ou non pour aller voter, dispose à ce sujet d’informations précises et dûment vérifiables. C’est pourquoi la liste C’est au Tour(s) du Peuple 2020 prend aujourd’hui l’initiative de rendre publiques les sommes qu’elle a dépensées...

Confinés, déconfinés mais pas cons finis !
29 avril, 2020
Communiqué CATDP2020 du 29 avril 2020 La crise sanitaire, provoquée par la propagation du Covid-19, est un miroir tragique de notre monde, gouverné par un capitalisme sans limites et des dirigeants affairistes. En France, le gouvernement Macron mène une gestion calamiteuse de la crise, multipliant mensonges, déclarations guerrières ou démagogiques, décisions contradictoires et hasardeuses....

Vive les marchés de plein air ! Vive l’agriculture paysanne !
2 avril, 2020
Communiqué CATDP2020 du 2 avril 2020 Depuis les débuts de l’épidémie de coronavirus, alternant propos guerriers et promesses trompeuses de tirer les leçons de la « crise », Macron, son gouvernement et son monde accumulent en réalité irresponsabilités, injustices et inhumanités : maintien du 1er tour des municipales, gestion calamiteuse du matériel médical (masques, tests… ), nouvelles casses du...

Avant, pendant ou après les élections : solidarité !
20 mars, 2020
Communiqué CATDP2020 du 17 mars 2020 Nous remercions les 1404 (5, 54%) électrices et électeurs tourangeaux qui ont voté pour la liste « C’est au Tour(s) du Peuple 2020 », la vraie gauche à Tours. Nous allons continuer à défendre notre programme pour une transformation démocratique, sociale, écologique et féministe ! Compte tenu de la crise sanitaire due au coronavirus, nous n’étions pas...

Quand les Verts/PS refusent de tout faire pour battre la droite
16 mars, 2020
Communiqué CATDP2020 du 16 mars 2020 Lundi 16 mars au matin, la liste « C’est au Tour(s) du Peuple 2020 » a rencontré la liste « Pour demain Tours 2020 » afin de faire un bilan du 1er tour des élections municipales de Tours et évoquer les perspectives du second tour. Nous avons pointé nos convergences et nos divergences programmatiques. Nous nous sommes mis d’accord sur la nécessité,...

Interpellation, acte 4 : une nouvelle question à Emmanuel Denis, candidat
10 mars, 2020
Communiqué CATDP2020 du 10 mars 2020 Le quotidien La Nouvelle République a organisé hier soir au Nouvel Olympia un débat entre six (seulement... ) des onze têtes de listes aux prochaines élections municipales. Au cours des échanges, Emmanuel Denis, interrogé pour savoir quel candidat il soutiendrait à la présidence de la Métropole, a refusé de répondre. C’est au Tour(s) du Peuple 2020 lui...

Liste des candidat-e-s au conseil municipal
8 mars, 2020
La vraie gauche, pour une transformation démocratique, sociale, écologique et féministe ! Ne soyons plus mouton, spectateur, client ! Montons sur la scène ! Ne soyons pas mous ni flous ! Reprenons notre ville, notre vie ! Claude Bourdin explique notre programme sur RCF (Radio Catholique de France) et RFL 1001 Dans l'émission RFLreport de RFL 101 L'invité de la rédaction de...

Notre politique culturelle pour Tours et alentours
7 mars, 2020
Communiqué CATDP2020 du 7 mars 2020 L’héritage culturel de la Touraine en général et de Tours en particulier est immense. Pourtant, sur ce terreau potentiellement très fertile, la récolte est maigre. L’impéritie des municipalités qui se sont succédé à Tours fait qu’actuellement : le Musée des Beaux-Arts, de 5 conservateurs est passé à 0, ce qui privera Tours pour au moins quatre ans de toute...

Interpellation, acte 3 : Deux questions à M. Benoist Pierre, candidat agréé La République en Marché
6 mars, 2020
Communiqué CATDP2020 du 6 mars 2020 En « googlisant » l’inconditionnel du numérique et des partenariats publics-privés que vous êtes, nous nous sommes aperçus que, hors campagne électorale (mais peut-être aussi pendant ?), vous deviez être une personne très occupée. En témoigne l’inventaire de vos charges professionnelles : Professeur à l’université François-Rabelais de...

Interpellation, acte 2 : Quelques questions à M. Emmanuel Denis, candidat
4 mars, 2020
Communiqué CATDP2020 du 3 mars 2020 Dans le cadre de la campagne pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2020, vous vous présentez comme le candidat du changement, porteur d’une « ville écologique et solidaire ». Or durant l’actuelle mandature vous avez voté, en tant que conseiller municipal et métropolitain, en faveur du projet de 2e ligne de tramway sur le tracé...

Interpellation, acte 1 : Deux questions à M. Christophe Bouchet, maire et candidat
28 février, 2020
Communiqué CATDP2020 du 28 février 2020 Dans le cadre de la campagne pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2020, les habitantes et habitants de Tours ont reçu une brochure de 20 pages (format A4, quadrichromie) où vous dressez un bilan de l’action de l’actuelle équipe municipale, conduite par Serge Babary depuis 2014, puis par vous-même dans les deux dernières années. Nombre de...

Pour une égalité femmes-hommes complète et réelle !
25 février, 2020
Communiqué CATDP2020 du 24 février 2020 De plus en plus, la condition des femmes se trouve placée au centre du débat social et politique. De nombreux événements, mobilisations y ont contribué et vont continuer à le faire : journée internationale pour les droits des femmes du 8 mars, manifestations et actions de sensibilisation contre les féminicides, les violences ou le harcèlement de rue, noms...

Misère et décadence des écoles de Tours
24 février, 2020
Communiqué CATDP2020 du 24 février 2020 La colère des usagers de l'école gronde depuis trop longtemps. Les conditions d'accueil des élèves et de travail des personnels enseignants et non enseignants ne sont pas à la hauteur d'une ville qui vante ses richesses patrimoniales, qui a fait le choix de consacrer un budget non négligeable aux fêtes martiniennes (600 000 euros/an) plutôt qu'à la...

Non à la spéculation immobilière antidémocratique et antisociale ! Oui à une politique qui réponde aux besoins et aux exigences de la population !
23 février, 2020
Communiqué CATDP2020 du 23 février 2020 Le projet de rénovation du Sanitas date de 2014. La plupart des listes qui se présentent à vos suffrages sont directement complices de cette opération que l’association « C’est au Tour(s) du Peuple » n’a cessé depuis cette date de dénoncer comme un mauvais coup porté à la population du Sanitas. En fait, sous prétexte « d’améliorer la qualité...

Quand les Verts/PS proposent un Grand Projet imprécis, incertain, imposé et intéressé (GP4I) !
20 février, 2020
Communiqué CATDP2020 du 19 février 2020 La presse locale a récemment rendu compte du projet de parc agro-photovoltaïque présenté par la liste « Pour Demain Tours » conduite par Emmanuel Denis (EELV). Ce projet appelle de la part de C’est au Tour(s) du Peuple 2020 les questions et remarques suivantes : Quels sont les numéros cadastraux des parcelles visées par ce...

Pour s’opposer au « tout-privé, tout-payant », il n’y a qu’un vote : C’est au Tour(s) du Peuple 2020
7 février, 2020
Communiqué CATDP2020 du 6 février 2020 À Tours et alentours, de plus en plus de voix s’élèvent pour dire leur ras-le-bol des privatisations et exiger le lancement, dès la prochaine mandature 2020-2026, d’un vaste chantier municipal et métropolitain : celui de la reconquête des biens publics, des biens communs. À l’exception de C’est au Tour(s) du Peuple 2020, aucune liste n’est en mesure...

Zéro personne à la rue, un objectif réalisable si on en a la volonté !
1 février, 2020
Communiqué CATDP2020 du 29 janvier 2020 Les autorités se félicitent d’avoir ouvert, dans le cadre du « Plan hiver », 180 places supplémentaires pour héberger les sans-logis… jusqu’au 31 mars. Mais tous n’ont pas pour autant une place, loin s’en faut. Le 115, géré par l’association Entraide et Solidarité, qui attribue les places, a refusé 78 personnes chaque jour (dont 40% d’enfants)...

Deuxième ligne de tramway : quand l’argent abat les arbres… et le reste !
27 janvier, 2020
Communiqué CATDP2020 du 22 janvier 2020 Depuis bien longtemps C’est au Tour(s) du Peuple (CATDP) a alerté les Tourangelles et les Tourangeaux sur les conséquences multiples et désastreuses de l’implantation d’une deuxième ligne de tramway le long des boulevards Béranger (en totalité) et Heurteloup (partiellement) : voir notre tract « Traminator » distribué en juin 2019. Nous avons affirmé,...

À Tours la social-démocratie est en marche pour les municipales 2020
10 janvier, 2020
Communiqué CATDP2020 du 10 janvier 2020 À la suite du ralliement du PS à la liste des Verts, la situation politique pour les prochaines municipales à Tours et dans la Métropole se clarifie : tout le monde constatera que, de Germain à Denis, on prend peu ou prou les mêmes et on recommence ! Toujours le même système, toujours la social-démocratie qui, légèrement verdie, conduira aux mêmes...

2019

« Alors, oui, le temps est venu… »
26 novembre, 2019
Par Corinne, gilet jaune et membre de C’est au Tour(s) du Peuple 2020
Le jeudi 21 novembre 2019, se tenait une soirée du Cinéma national populaire (CNP) aux cinémas Studio à Tours. Le thème de la soirée était : « Et si le pouvoir était aux mains des citoyens  ? ». Pour l’occasion, les organisateurs avaient notamment invité des gilets jaunes pour discuter de leur parcours, de leur expérience, de...

Régie publique et transports gratuits dans l’agglo de Tours ? C’est le moment d’en débattre et de le faire !
6 novembre, 2019
Communiqué CATDP2020 du 6 novembre 2019 La gratuité totale des transports publics ne doit pas être considérée comme un coût pour les collectivités locales, c’est avant tout un investissement pour la qualité de vie des habitants. À Tours, seul le collectif C'est au Tour(s) du Peuple propose cette mesure sociale, sanitaire, économique et écologique depuis 2014, et encore et toujours pour...

À l’Hôtel de Ville de Tours, le 23 septembre, la première présentation publique du programme CATDP 2020
5 octobre, 2019
Ce fut une soirée réussie, au cœur même de la maison Bouchet appelée à devenir, le 23 mars prochain, la Maison du Peuple ! La réunion publique du collectif C’est au Tour(s) du Peuple 2020 a rassemblé 100 personnes, représentants d’organisations politiques, de syndicats, d’associations et habitants de Tours et alentours. Nous avons d’abord rappelé l’histoire, les valeurs et les actions de notre...

« Traminator » ou l’énième grand projet inutile et imposé des Bouchet-Briand !
1 juin, 2019
Au cours du mois de juin 2019, C’est au Tour(s) du Peuple (CATDP) va distribuer le tract « Traminator », qui dresse un bilan des dangers financiers, écologiques, sociaux et commerciaux que fait courir à notre Ville et à la Métropole le projet d’une 2ème ligne de tramway. N’hésitez pas à le télécharger, l’imprimer et le diffuser car c’est grâce à la mobilisation de toutes et tous que...

À propos de la récente expulsion des familles bulgares aux Îles Noires (La Riche)
20 mai, 2019
Communiqué CATDP du 20 mai 2019 Une centaine de personnes, originaires de Bulgarie, vivaient depuis plusieurs années aux Îles noires, sur la commune de La Riche, dans la plus grande précarité (caravanes ou baraques délabrées). Pour réaliser le projet de base de loisirs de la Métropole, une « mission de diagnostic et d’accompagnement » a été mise en place il y a quelques mois par la préfecture,...

2018

Interpellation de Madame la Préfète d’Indre-et-Loire
3 décembre, 2018
Communiqué CATDP du 3 décembre 2018 Ce qui s’est passé à Tours vendredi et samedi est vraiment inacceptable. Qui a décidé vendredi d’une telle violence envers des lycéens et de blesser ainsi nos jeunes au lieu de les protéger ? Qui a pris la décision d’interdire la rue Nationale que pratiquement, et depuis des lustres, toutes les manifestations sociales empruntaient ? Quel insensé a...

À propos des migrants sans logis à Tours et du « plan hivernal »
16 novembre, 2018
Communiqué CATDP du 16 novembre 2018 La « trêve hivernale », cette période où les expulsions des locataires démunis sont suspendues pour éviter de jeter à la rue des personnes en difficulté alors que le froid et la pluie sont là, avait pourtant commencé le jeudi 1er novembre… Le vendredi 2 novembre 2018 à 17h, juste avant que la nuit tombe, 30 policiers, équipés de pied en cape...

NON au Tram coûteux des multinationales ! OUI à des Trambus électriques moins chers ! Pour une alternative au projet « Briand/Bouchet »
10 novembre, 2018
Parce que ce projet est ruineux ! La Cour des Comptes a relevé que la première ligne de tram avait coûté 638 M€, soit 2,5 fois plus que ce qui avait été prévu et bien plus cher que dans d’autres villes. Le coût de fonctionnement de cette ligne est le plus cher de France et la Cour des Comptes souligne qu’il faudra plus de 30 ans pour désendetter la Métropole... Mais qu’importe, Messieurs...

À Tours et ailleurs, le refus de la privatisation des PV et le passage à la gratuité des transports publics forment un seul et même choix politique !
28 septembre, 2018
L’association C’est au Tour(s) du Peuple (CATDP) a lancé le 15 septembre 2018 une action, intitulée Pigeon 37, pour dénoncer le racket organisé par le maire de Tours, Christophe Bouchet et sa majorité municipale, racket confié à une entreprise à but lucratif et consistant à soutirer un maximum d’argent aux Tourangelles et Tourangeaux par le biais des parcmètres. La pollution...

L’action Pigeon 37 a bien pris son envol !
25 septembre, 2018
C’est en effet un excellent début pour l’action Pigeon 37, lancée le 15 septembre 2018 par C’est au Tour(s) du Peuple. D’une part, les réactions des Tourangeaux et des habitants des communes avoisinantes, sont très positives. De nombreux automobilistes, beaucoup de commerçants ou de simples passants nous ont fait part de leur ras-le-bol des conséquences de la privatisation des PV sur leur vie...

Lancement de l'action Pigeon 37 contre la privatisation des PV à Tours
11 septembre, 2018
L’association C’est au Tour(s) du Peuple (CATDP) vous invite à participer le samedi 15 septembre, à 15h, place Jean Jaurès, au lancement de l’action Pigeon 37 contre la privatisation des PV à Tours.   Voici un ticket horodateur d’un nouveau type, que nous commencerons à placer samedi prochain sur les véhicules en stationnement, distribuerons aux commerçants, etc. N’hésitez pas,...

Santé : trois questions adressées au maire de Tours
15 mai, 2018
Dans une lettre adressée au nouveau maire de Tours, en date du 15 décembre 2017, l’association « C’est au Tour(s) du Peuple » (CATDP) l’interpellait dans son rôle de président du conseil de surveillance du CHRU. Malgré de nombreuses relances, il n’a, à ce jour, toujours pas répondu. Nous la lui renvoyons donc régulièrement et nous le ferons jusqu’à ce qu’il daigne respecter les règles...

Pour en finir avec le règne de l’affairisme urbanistique à Tours et dans la Métropole
15 mars, 2018
Le maire à 50% Babary a quitté la ville pour le Sénat et le nouveau maire à 50% Bouchet, touche-à-tout car ancien journaliste, ancien dirigeant de foot, ancien consultant marketing et actuellement gérant de sociétés, promoteur immobilier, marchand de biens, a pris la suite. Aux côtés de Briand, président de la Métropole, également patron dans l’immobilier. Ce sont donc maintenant deux...
En soutien aux agents de Tours Métropole
8 février, 2018
Communiqué CATDP du 8 février 2018 « La grogne monte chez les agents de Tours Métropole Val de Loire », titrait hier la NR. A l’issue d’une assemblée générale de plusieurs centaines de personnes, un vote à l’unanimité a validé la décision de déposer un préavis de grève illimitée à partir du jeudi 8 février, et d’organiser une manifestation de 8 h à 12 h qui partira du siège de la Métropole pour...

2017

Toutes et tous ensemble avec les Tupperware !
15 novembre, 2017
Les 235 salarié. es du site français Tupperware de Joué-lès-Tours, ouvert en 1973, viennent d’apprendre subitement la fermeture pure et simple de leur usine d’ici à mars 2018. Certains comptent plus de 40 ans d'ancienneté dans l'entreprise. Affichant le mépris le plus total à l’égard de la vie et des efforts des salariés, la firme transnationale américaine a décidé de délocaliser une partie de...
À la Saint-Serge, venez faire la fête à Babary… pour son départ !
7 octobre, 2017
INVITATION OFFICIELLE Samedi 7 octobre à 14h30 devant l’Hôtel de Ville de Tours En 2014 Babary avait promis aux Tourangeaux d’être « 100 % Maire ». En 2017, trahissant cette promesse, il choisit d’aller s’embourgeoiser davantage sous les dorures du Sénat jusqu’en 2023. Finalement, quel est le bilan de ce maire à 50 % ? Augmentation de 15 % des indemnités des élus de...
À Tours, dans les rues et dans les urnes, refusons le démantèlement de la sauvegarde de l’enfance et de notre hôpital !
16 mai, 2017
Communiqué CATDP du 16 mai 2017 Dans sa campagne pour les élections législatives dans la circonscription du Lochois, « Marisol Touraine doit choisir le PS ou En Marche ! » lit-on dans la Nouvelle République de ce jour. Ses tergiversations au cours des dernières semaines, tout comme celles de Jean-Patrick Gille, candidat sur la circonscription de Tours, réduisent non seulement leurs...
La rue Nationale rebaptisée !
11 mars, 2017
Proclamation du 11 mars 2017 Bonjour à toutes et tous ! Et d’abord merci d’avoir répondu présents à notre appel.Le 21 janvier dernier, notre association C’est au Tour(s) du Peuple a rebaptisé, en compagnie d’autres collectifs tourangeaux, la place du Grand Marché… place du Grand Marché Transatlantique. Les raisons qui nous amènent aujourd’hui à récidiver et à renommer tout à l’heure la...
Rénovation du Sanitas : un projet antidémocratique et antisocial...
1 mars, 2017
Nous appelons à une mobilisation générale de la population du Sanitas, de tous les Tourangeaux et de toutes les forces associatives, syndicales et politiques, pour remettre en cause ce projet. Nous refusons que les habitants soient réduits au silence. Nous exigeons le respect des lois qui imposent la concertation. Nous voulons des rénovations et des réhabilitations, mais en aucun cas des...
La place du Grand Marché rebaptisée !
21 janvier, 2017
Proclamation du 21 janvier 2017 Bonjour à toutes et tous ! Et merci d’abord, Tourangelles et Tourangeaux, habitants du 37 ou d’autres départements, étrangers résidant ici ou ailleurs, d’avoir répondu présents. Si nous nous sommes rassemblés ici, sur cette place du Grand Marché, pour dans quelques minutes la rebaptiser, c’est pour toutes sortes de raisons que je vais maintenant, au nom...

2016

Stop à la destruction des services publics !
14 novembre, 2016
Communiqué CATDP du 14 novembre 2016 Après la fermeture de bon nombre de bureaux de poste en milieu rural, la suppression de prétendues « petites lignes » de chemin de fer, la casse des services publics se poursuit en Touraine comme dans l’ensemble du territoire. Les guichets SNCF à Saint-Pierre-des-Corps, 4 bureaux de poste à Tours, des boîtes à lettres dans différents quartiers sont...
Pour la Gratuité des Transports Publics
23 septembre, 2016
Plusieurs villes de France l’ont déjà instaurée et d’autres commencent à la mettre en place… Pourquoi pas dans l’agglomération tourangelle ? L’association C’est au Tour(s) du Peuple y réfléchit depuis longtemps. Or il ne suffit pas de convaincre les Tourangeaux et leurs employeurs qu’ils ont tout à gagner dans cette réforme, il faut aussi trouver les moyens de la réussir en tenant compte...
Oui, une autre politique locale est possible !
30 juin, 2016
Les décisions de la Ville et de l’Agglo en 2015 et 2016 Les propositions de « C’est au Tour(s) du Peuple » Une ville bling-bling ! Prévu de longue date, l’aménagement du Haut de la Rue Nationale est entré dans sa phase de réalisation. Il coûtera, au minimum, 20 M€ aux habitants de Tours et Tours +, auxquels s’ajouteront 15 M€ de l’État, et donc aussi du...

Pour télécharger nos rapports d'activité :




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Interpellation, acte 2 : Quelques questions à M. Emmanuel Denis, candidat

Communiqué CATDP2020 du 3 mars 2020

  1. Dans le cadre de la campagne pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2020, vous vous présentez comme le candidat du changement, porteur d’une « ville écologique et solidaire ». Or durant l’actuelle mandature vous avez voté, en tant que conseiller municipal et métropolitain, en faveur du projet de 2e ligne de tramway sur le tracé Béranger-Heurteloup. D’où deux questions que se posent nombre de Tourangelles et Tourangeaux avant de se rendre aux urnes. Êtes-vous vraiment le candidat du changement quand vous n’hésitez pas, même en tant qu’élu « d’opposition », à joindre votre voix à celles de deux représentants patentés du système existant, à savoir Christophe Bouchet, maire de Tours, et Philippe Briand, président de la Métropole Tours Val de Loire ?! Quel crédit, d’autre part, peut-on accorder à votre discours écologico-solidaire quand vous votez pour un projet qui, s’il est mené à son terme, conduira immanquablement à toutes sortes de dégâts environnementaux et sociaux : abattage des arbres, disparition du marché aux fleurs, mise en route de nouvelles opérations immobilières, envolée du prix du m2, surendettement accru de la Ville et de la Métropole empêchant, de facto, la réalisation d’autres projets à vocation écologique et sociale ?
  2. Vous avez, fin janvier 2020, beaucoup communiqué sur un autre projet, celui de parc agro-photovoltaïque en bordure de l’aéroport de Tours Val de Loire. Parmi bien d’autres élements contestables auxquels vous n’avez jusqu’à présent apporté aucune réponse, ce projet présente un fort risque de conflit d’intérêt, puisque trois candidats de votre liste, à savoir la n°4 Cathy Savourey, « urbaniste libérale », le n°23 Martin Cohen, « ingénieur énergie-climat » et le n°31 Frédéric Miniou, « chef d’entreprise », sont professionnellement intéressés par ce type d’opération. Cette situation ne relève-t-elle pas, à nouveau, de la « vieille politique » dont vous prétendez vous démarquer ? À l’image de beaucoup de Tourangelles et Tourangeaux, nous vous demandons de faire publiquement toute la lumière sur cette situation et, au passage, de répondre à toutes les autres interrogations formulées dans notre communiqué « Quand les Verts/PS proposent un grand projet imprécis, incertain, imposé et intéressé (GP4I) ».

C’est au Tour(s) du Peuple 2020
3 mars 2020

Abstentionnisme phénoménal, resucée de la gauche plurielle, calculs pour 2022…

Sur ces trois principaux sujets issus des dernières munipales de mars et juin 2020, le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a pléthore de réactions !

Pour prendre un peu de recul et nourrir votre réflexion, CATDP vous propose de lire ou relire plusieurs articles de qualité. D’abord, celui de Thomas Letellier déjà publié sur le blog Le Vent se lève le 1er juillet, et que nous avons choisi de republier ci-dessous in extenso. Sobrement intitulé « Le grand retour de la gauche plurielle », il est bien documenté et manie avec talent l’ironie nécessaire à l’analyse des résultats.

Mais nous vous conseillons aussi la lecture de trois autres articles qui viennent utilement compléter le tour d’horizon. Celui de Sacha Mokritzy, au titre plus direct « La vague verte : un événement, vraiment ? », en provenance du blog Reconstruire dont nous partageons la devise : « Pour que ceux qui commandent ne soient plus ceux qui commentent ». Celui de la rédaction du magazine Frustrations, qui s’efforce depuis plusieurs années de délivrer de la « critique sociale pour le grand public » et a fort opportunément mis à jour l’un de ses papiers décapants « Vivent les absentionnistes ! » qui s’achève par ces mots : « Elles, ils et nous ne sommes pas dépolitisés : au contraire, c’est notre passion du collectif qui nous dégoûte du jeu politique qu’on nous vend. ». Enfin, pour les Tourangelles et Tourangeaux qui s’interrogent sur le type d’écologie qui a gagné la mairie, une visite du site La Rotative vous fournira quelques éléments de réponse, avec« Municipales à Tours : la victoire dérisoire du candidat écologiste ». D’accord ou pas d’accord, il fait partie du débat et livre une piquante conclusion.

En attendant de vous retrouver début septembre, CATDP vous souhaite un bel été, à vous et tous vos proches.

Le grand retour de la gauche plurielle

Par Thomas Letellier

Tout commence comme dans Baron Noir, mais il y a fort à parier que ça finisse autrement. À gauche, on n’en finit pas de s’extasier devant la divine surprise des élections municipales et on anticipe déjà la résurrection de cette gauche plurielle dont les Français rêvent secrètement. L’offensive est lancée : ces prochains mois, les pétitions succéderont aux tribunes, et les palabres aux discussions ; bientôt on rejouera le congrès du Globe et puis celui d’Épinay ! Et après ? L’union et la victoire. Si l’on met de côté le calendrier, les intérêts divergents, les circonstances, les chiffres et la prise en compte de la réalité, rien ne résiste au retour triomphant de la gauche plurielle.

Le songe d’une nuit d’été…

Quelle soirée ! La gauche a pris Bordeaux, arrive en tête à Marseille, Lyon est arrachée par les écologistes, et il faudrait encore parler de Paris, Besançon, Poitiers ou Strasbourg. À vrai dire, certaines victoires font plaisir et marquent effectivement des ruptures locales importantes. Les ères Gaudin ou Collomb se referment et le basculement de Bordeaux est spectaculaire quand on pense que, depuis 1947, la mairie a eu pour seuls locataires Alain Juppé et Jacques Chaban-Delmas. Alors on célèbre, et on tire des conclusions.

« Vous pouvez focaliser l’attention sur Le Havre et Perpignan, mais la véritable nouvelle ce soir, c’est celle-ci : une vague de gauche et écolo a submergé nos villes. […] Et ça engage pour la suite. » note Raphael Glucksmann. Yannick Jadot voit dans ce second tour « un tournant politique pour notre pays ». Najat Vallaud-Belkacem, quant à elle, se veut plus synthétique :

Qu’une « vague verte » siphonne le vote macroniste et enlève des villes acquises à la droite ou à La République en Marche (LREM) est – dans l’absolu – une bonne nouvelle. Encore faudrait-il que la vague verte en question ait réellement eu lieu. Si certaines victoires éclatantes peuvent le laisser croire, sans doute faudra-t-il la relativiser à la lumière des analyses exhaustives qui seront produites ces prochaines semaines. Néanmoins, il est possible de dresser un premier bilan. On pense d’abord à l’abstention massive : près de 59 % des Français ne se sont pas rendus aux urnes contre 37,87 % en 2014 et 34,80 % en 2008. Depuis 1983, l’abstention aux élections municipales a triplé. La crise sanitaire explique en partie ce record, mais elle ne peut pas faire oublier la défiance profonde dont les institutions font l’objet. Hadrien Mathoux rappelle ainsi dans les colonnes de Marianne qu’il n’est pas inutile de considérer les scores des vainqueurs à l’aune du pourcentage des inscrits plutôt que des suffrages exprimés : « Ainsi à Lyon, Grégory Doucet n’est devenu maire qu’en agrégeant le soutien de 19,04 % des électeurs, alors que 62,24 % se sont abstenus. À Bordeaux, autre conquête écologiste majeure, 17,51 % des inscrits ont voté pour Pierre Hurmic (abstention : 61,67 %). Seuls 15,03 % des Strasbourgeois inscrits sur les listes électorales ont permis à Jeanne Barseghian d’emporter la mairie, 63,34 % s’étant abstenus. » Outre les chiffres de l’abstention, il faut encore élargir la focale pour mieux relativiser l’ampleur du déferlement supposé des forces de gauche. Ainsi, sur les 236 villes de plus de 30 000 habitants, la gauche en a gagné 86, dont seulement 10 pour les Verts. Si les alliances et les multiples plateformes « citoyennes » compliquent la lecture des résultats, il apparaît néanmoins que les listes Divers droite et Les Républicains (LR) tirent leur épingle du jeu. LREM et le Rassemblement national, quant à eux, sont les grands absents du second tour tandis qu’ils dominent la scène politique nationale. Mais qu’importe, le récit politique des événements préfère retenir le triomphe d’une gauche plurielle revenue d’entre les morts.

Dans les prochaines semaines, l’injonction à l’union fera la Une des grands journaux, des tribunes résolues sommeront les partis de se parler, les candidats feindront la bonne entente et répéteront inlassablement le désormais classique jeu du « je t’aime, moi non plus ». Tant pis si les enjeux locaux sont différents des enjeux nationaux et tant pis si la nécessaire constitution de coalitions aux municipales n’a rien à voir avec les règles d’une élection présidentielle : il faut s’unir !

Sur un malentendu, ça peut marcher

Il faut tout d’abord faire un effort de recontextualisation et replacer les élections municipales dans la séquence ouverte par les européennes de 2019. Les classes populaires s’abstiennent, alors il faut parler aux classes moyennes et à la petite-bourgeoisie. Pendant cette campagne, le téléspectateur distrait, peu familier des voix des candidats, qui écoutait un débat des européennes d’une oreille seulement pouvait en effet craindre un instant d’être frappé d’hallucinations. Lorsque Raphael Glucksmann parle, on croit entendre Ian Brossat, quand Manon Aubry lui répond, il semble que c’est Benoît Hamon ! Quatre discours semblables tenus par quatre personnages pourtant différents qui apparaissent à l’écran simultanément. Un téléspectateur peu averti pourrait croire à des clones nés par mitose, se dupliquant tranquillement dans l’angle mort des caméras. Si donc ils sont d’accord, si donc ils sont issus d’une même opération de division cellulaire, qu’est-ce qui fait obstacle à leur réunion et à l’union de la gauche ? À la fin, Génération.s et le Parti Communiste sont éliminés, Manon Aubry et Raphael Glucksmann passent de justesse le seuil de qualification et Europe Écologie Les Verts (EELV) l’emporte (9 points derrière LREM et 10 derrière le Rassemblement national, tout de même). Mais la séquence se poursuit. Les discussions continuent, des rapprochements s’opèrent. Bientôt c’est le confinement et l’annonce – grandiose ! – du « Monde d’après ».

Car, c’est entendu, « après » rien ne sera plus comme « avant ». À peine deux jours, cinq tribunes et huit pétitions après la première utilisation répertoriée de l’expression « Monde d’après », celle-ci faisait déjà sourire. Mais on continue d’y croire. « Nos idées triomphent ! » entendait-on alors. Et déjà une partie de la presse se réjouissait que les responsables politiques se parlent – par Skype ou Zoom interposés. D’ici quelques jours, on trouvera bien des gens pour déduire de cette séquence un « désir de gauche » quelconque et expliquer la grande victoire des élections municipales par les événements récents. Il convient de ne pas sous-estimer l’impact culturel de l’expérience du confinement et de souligner le rôle de la crise du Covid-19 dans le renforcement de l’attachement des Français aux services publics et plus spécifiquement à la santé ; mais conclure au triomphe inévitable de la gauche à la présidentielle de 2022 semble relever au mieux du wishful thinking, au pire de l’inconséquence politique la plus totale.

Oublions pour un temps le caractère tout à fait douteux de l’extrapolation, admettons que le « monde d’après » est favorable à la gauche et que les élections municipales confirment cette intuition. Faisons une expérience de pensée et, comme dans Baron Noir, partons du postulat qu’au fond, la France est de « gauche ». Si donc la France est de gauche, elle désire forcément une union de la gauche. Le raisonnement tient. Pour que ce sophisme fonctionne, il faut bien entendu oublier que le vote « de gauche » est un vote principalement urbain, socialement situé dans les catégories de la population diplômées qui vivent dans les grandes métropoles. Il faut aussi oublier la crise des gilets jaunes, la colère sourde des campagnes reléguées, des zones périurbaines et des secteurs les plus dévastés par la désindustrialisation et le chômage. Une fois la France qui meurt à petit feu mise de côté, on peut se concentrer sur la réalisation de cette union de la gauche qui rappellera aux plus nostalgiques les heures glorieuses du gouvernement Jospin et le rôle éminent d’un Robert Hue. Un exercice « d’analyse concrète d’une situation concrète » risque cependant de faire vaciller les espérances des unionistes les plus enthousiastes.

Prenons pour point de départ les résultats de l’élection présidentielle de 2017. Le total « gauche » s’élève à 27,67 % (de Benoît Hamon à Nathalie Arthaud), l’essentiel de ce score étant dû à la France insoumise et à ses 19,58 %. Aux élections européennes de 2019, le total gauche frôle les 32 % dans un contexte très différent de forte abstention. Le sondage Ifop-Fiducial pour CNews et Sud Radio de juin 2020 nous offre des éléments plus récents pour cerner les dimensions de cet espace politique : dans l’hypothèse d’une candidature de Xavier Bertrand pour LR, les scores additionnés des candidats de gauche atteindraient les 25,5 %. Si arithmétique et politique s’accordent souvent mal, et s’il est évident que ce sondage a été réalisé à deux ans de l’élection, dans un contexte d’incertitude radicale où les candidats ne sont pas déclarés et où aucune alliance n’a encore été formée, il apparaît néanmoins que toute notre démonstration vaut pour un espace somme toute assez réduit qui représente environ un quart de l’électorat. Si donc, toutes choses égales par ailleurs, on pouvait trouver une table suffisamment grande pour asseoir les représentants de toutes les forces politiques depuis les trotskistes jusqu’à la gauche hollandaise, que tous s’entendaient, et que les électeurs comprenaient quelque-chose à cette union bien étrange, il serait encore très difficile au candidat désigné de franchir l’étape du premier tour contre une Marine Le Pen donnée à 28 % et un président sortant à 26 %.

Face à ce constat, le partisan de la gauche plurielle est désorienté. Mais il a une idée : exclure la France insoumise de l’alliance car elle est trop populiste à son goût. Qu’il l’exclue ou non, il est plus que vraisemblable que Jean-Luc Mélenchon – qui a toujours affirmé son opposition aux primaires – parte seul et avant tout le monde de façon à reconquérir la position qui avait fait son succès en 2017 : celle de la transversalité, de la cohérence politique et d’une certaine forme de vote utile. En tous les cas, l’espace se restreint. Il est par ailleurs peu probable qu’on puisse compter sur le NPA et Lutte Ouvrière. Du côté des communistes, la base souhaite que le Parti soit présent à l’élection présidentielle, mais c’est moins certain pour la direction. Restent Génération.s, EELV, le Parti Socialiste, et d’éventuels outsiders. On ne saurait trop conseiller au premier de s’allier aux autres (et le rapprochement avec les écologistes est déjà entamé), le second sort renforcé des dernières échéances électorales et bénéficie d’une large audience dans le pays assise sur une imprégnation culturelle non-négligeable, et le troisième a au moins pour avantage de disposer de moyens financiers conséquents depuis la vente de son siège de Solférino. Olivier Faure suit pour sa part une stratégie assez simple : en bon entrepreneur disposant d’un capital de départ, il souhaite investir pour augmenter ses revenus ; de ce fait, il lui faut soutenir financièrement le candidat le meilleur, se placer en faiseur de rois et négocier un bon accord électoral aux législatives pour regagner un peu de place dans le jeu parlementaire et percevoir des cotisations d’élus. Ils sont les principaux candidats à l’organisation d’une ou plusieurs primaire(s) que pourrait venir – ou non – troubler un quelconque outsider (pourvu qu’il ne soit pas trop charismatique, car on n’aime pas les sauveurs suprêmes). Une fois sortis de l’épreuve que constitue l’organisation d’un tel scrutin, en admettant que les candidats déçus respectent leur parole de soutenir le vainqueur, que les intérêts antagoniques et les inimitiés personnelles soient dépassés par la tâche historique qui est celle des hérauts de la gauche plurielle, il leur faudra encore contester à Jean-Luc Mélenchon sa position confortable et rattraper l’avance qu’il aura pu prendre.

Si Emmanuel Macron parvient à éliminer les équipes rivales susceptibles d’émerger à droite et polarise l’élection autour d’un duel avec Marine Le Pen, il reste à espérer que le candidat de la gauche plurielle possède bien des talents cachés pour parvenir à exister dans un jeu où l’éclatement apparent des forces cache mal une tendance lourde à la bipolarisation et à la simplification des clivages politiques et sociaux.

En dernière analyse, il faudrait réussir par un miracle quelconque et sans pouvoir compter de manière certaine sur l’aide du Saint Esprit à se hisser jusqu’au second tour en éliminant Emmanuel Macron ou Marine Le Pen, pour ensuite parvenir à rallier autour de soi toutes les oppositions – quitte à ressusciter pour l’occasion l’appel à faire barrage façon Baron Noir.

En 2015, personne ne pouvait prévoir les éliminations de Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, l’affaire Fillon, l’émergence de la France insoumise et l’élection d’Emmanuel Macron. Depuis, nous avons connu l’affaire Benalla, le mouvement des gilets jaunes, la mobilisation pour les retraites et un confinement généralisé. Si l’élection de 2022 risque d’être surdéterminée par les multiples affaires judiciaires et a toutes les chances de dérailler comme la précédente, rien ne doit être exclu. Mais l’examen rapide du chemin d’une très hypothétique union de la gauche a de quoi laisser songeur.

Ni possible, ni souhaitable

Les prochains mois seront encombrés d’appels à l’union de la gauche, mais il est probable que le temps des initiatives et des pétitions soit refermé par les élections régionales (si toutefois elles sont maintenues), mettant ainsi fin à la séquence des élections intermédiaires structurellement favorables à la relatéralisation des forces politiques et aux logiques d’alliances. Les appareils politiques reprendront le dessus et une fois les campagnes lancées et les frais de campagne engagés, les doux rêves d’union de la gauche seront définitivement enterrés. Mais tandis que s’achève notre démonstration savamment construite sur l’empilement de sophismes et de préjugés douteux qui font l’essentiel de la pensée magique de la « gauche », il nous reste à poser une question, pour tout dire essentielle. Pourquoi, au juste, ferait-on l’union ?

Les divergences entre appareils semblent insurmontables à qui prend les idées au sérieux. Qu’est-ce qui rassemble Olivier Faure et Jean-Luc Mélenchon ? La presse mainstream concentrée sur le petit jeu politicien se plaît à résumer les divergences entre partis à la bataille des egos, oubliant au passage la réalité des antagonismes qui existent sur des sujets fondamentaux. On pourrait citer la fiscalité, l’immigration, la laïcité, la politique industrielle, mais surtout et bien qu’elle soit insuffisamment prise en compte par la totalité des acteurs, c’est la question européenne qui est le véritable éléphant dans le couloir, parce qu’elle sous-tend tout et emporte tout. Sans la restauration de l’État, la sortie des traités et la reconquête de la souveraineté nationale, la « volonté politique » se résumera à un peu d’huile de coude. Mais non, le seul problème c’est que les représentants de la gauche ne se parlent pas et qu’ils ont de gros egos. Après tout, si l’on prolonge la diatribe de Philippe Rickwaert dans Baron Noir sur 1932 et la division de la gauche qui aurait permis à Hitler d’arriver au pouvoir, on en viendrait presque à penser que ce qui a manqué fondamentalement au KPD et au SPD c’est de la modestie et de l’écoute. Renouer le dialogue entre gentils, voilà ce que demande la France, voilà ce qu’exige l’Histoire. Et à la fin, que souhaite-t-on ? Un gouvernement d’union de la gauche, mais en mieux, avec à sa tête une version énervée de François Hollande, un Lionel Jospin charismatique, une Ségolène Royal radicalisée. À trop se concentrer sur le « comment » et à dessiner l’ébauche d’un patchwork de mesures gouvernementales façon programme commun revisité, le risque est grand de préparer un revivaljospiniste qu’attendent quelques militants socialistes passés à la clandestinité.

Derrière les sourires convenus des nouveaux leaders de la gauche molle, instagrammables à défaut d’être ministrables, on devine trop bien le même programme réchauffé. On relègue les renoncements passés en annexes et on se pardonne tout – ne soyons pas rancuniers. Le quinquennat Hollande, la destruction de l’État républicain protecteur ou la contribution majeure de chacun et de tous à la dislocation progressive de la France, tout est oublié ! Non, on ne regrette rien, ni les renoncements, ni les trahisons. Repartons sur de bonnes bases et votons l’absolution. On empile les mesures symboliques et les rustines pour mieux définir les contours du cache-sexe de l’euro-libéralisme qui achèvera la trajectoire historique d’une gauche moribonde arrivée en fin de course. Bien sûr, seuls 16 % des ouvriers semblent décidés à voter pour les forces de gauche (dont 10 % pour la France insoumise) contre 55 % pour le Rassemblement national (Ifop). Mais ce n’est pas grave, il faudra faire sans eux et, au besoin, contre eux. On a beau déplorer la défiance des classes populaires (que l’on a préalablement abandonnées), la leçon semble apprise : le mouvement des gilets jaunes a, de ce point de vue, représenté un basculement historique majeur. Pour la première fois la logique de l’histoire moderne s’est renversée. Le Paris révolutionnaire sanctionné par des campagnes conservatrices n’est plus ; c’est au tour de la « province » insurgée de défiler dans les beaux quartiers de la capitale sous les yeux hallucinés des bobos et sous le regard terrifié des bourgeois. L’enfermement urbain de la gauche serait-il donc d’abord un embourgeoisement ? Tout ceci importe peu. La gauche a choisi son camp. Celui des métropoles et des gens satisfaits de l’état du pays. Quoique, pas complètement satisfaits, l’homme de gauche est soucieux des autres et s’applique à évoquer, un trémolo dans la voix, le sort des plus pauvres.

Être de gauche, c’est aussi savoir rêver. Quitte à construire des stratégies politiques sur des fantasmes. La vieille habitude du déni de réalité devient une discipline olympique lorsque qu’on écoute les partisans de la gauche plurielle parler moins de deux ans après le commencement du mouvement des gilets jaunes. Le moment populiste semble refermé, la France est devenue de gauche à la faveur du confinement et puis, de toute façon, c’est bien connu, les Français n’ont-ils pas une mémoire politique d’environ six mois ? Alors on croit en sa bonne étoile et on s’accroche à ses rêves, de nouveau tout peut recommencer, on danse tant que la musique continue d’être jouée.

Il est pourtant dommage d’oublier la réalité et de refuser de se hisser à la hauteur des circonstances. La longue phase de pacification des dernières décennies s’achève, un retour de la conflictualité s’opère. Le pays n’a pas connu un tel degré de violence refoulée depuis des années et on ne traite pas ce genre de problèmes à l’homéopathie. Dans le déchaînement des passions et le trouble des circonstances, une voie se dessine pourtant. La désagrégation lente de la France laisse présager un approfondissement du moment populiste ouvert il y a peu. Que la classe politique décide de l’ignorer ou non, il s’imposera de toute façon à elle. Or sans doute est-il tout à la fois un risque et une opportunité : il est le moyen d’une rupture historique et le véhicule du retour du peuple sur la scène de l’Histoire. Ce peuple constitué en sujet du changement peut balayer toutes les prévisions et rabaisser toutes les certitudes, lui seul peut extirper la nation du monde post-historique où Fukuyama l’a placée – à raison. L’aggravation des inégalités et des tensions laisse présager le retour durable du conflit social et l’effacement progressif de l’ère post-politique. Or le rôle des institutions républicaines consiste précisément dans l’encadrement légal du conflit et dans l’expression des aspirations populaires. Il appartient donc aux dirigeants politiques conscients des enjeux présents de se porter à leur rencontre et d’agir en conséquence.

On ne fait certes pas de la politique seulement avec des chiffres, un espace peut se créer par le combat politique, la cohérence de la vision et le travail de conviction. Quant aux statistiques évoquées plus haut, elles avaient surtout pour but de rappeler que les partisans de la gauche plurielle s’agitent dans un bocal qui représente – à tout prendre – un gros quart du corps électoral. Mais il n’est pas inutile de partir de la réalité concrète avant de tirer des plans sur la comète. Plutôt que de s’acharner à tourner en rond dans leur cage pour ne pas affronter un monde extérieur plus hostile que les rives du canal Saint-Martin, ceux qui ont sincèrement à cœur d’agir pour leur nation feraient sans doute mieux de se confronter aux circonstances et de prendre en compte la radicalité ambiante, la colère accumulée et l’angoisse suscitée par le sentiment diffus d’une France qui peu à peu s’efface.

 

Première publication le 1er juillet 2020 sur https://lvsl.fr/le-grand-retour-de-la-gauche-plurielle/